Collectifs du Rhône pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

Collectifs du Rhône pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

Région
Projection-débat de "L'Amour et la révolution" le 24 avril à 20H au Comoedia PDF Imprimer Email
Samedi, 21 Avril 2018 00:24
Projection du film suivie d’un débat avec le réalisateur Yannis Youlountas

Le mardi 24 avril à 20H au cinéma Comoedia
13 Avenue Berthelot, Lyon 7e
Métro A : arrêt Perrache - Métro B : arrêt Jean Macé
Tram T1 : arrêt Quai Claude Bernard - Tram T2 : arrêt Centre Berthelot

Dix ans après les premières émeutes les médias ne parlent plus de la crise grecque.
Tout laisse croire que la cure d’austérité a réussi et que le calme est revenu. Ce film prouve le contraire. À Thessalonique des jeunes empêchent les ventes aux enchères de maisons saisies. En Crète des paysans s’opposent à la construction d'un nouvel aéroport. À Athènes un groupe mystérieux inquiète le pouvoir en multipliant les sabotages. Dans le quartier d’Exarcheia menacé d’évacuation le coeur de la résistance accueille les réfugiés dans l’autogestion.
Un voyage en musique parmi celles et ceux qui rêvent d'amour et de révolution.

Yannis Youlountas est un philosophe, poète, écrivain et réalisateur franco-grec. Formateur et intervenant auprès de publics frappés d'exclusion sociale (classes relais, détenus, migrants, SDF, handicapés), créateur de dispositifs d’éducation à l'image et de philosophie pour les enfants, il est également chroniqueur dans Siné Mensuel, Le Monde libertaire, Les Zindigné(e)s et Zélium. Depuis 2008, il participe aux événements en Grèce, les rapporte en articles, photos, livres et films, et organise des actions et des convois solidaires.
En 2013, son film Ne vivons plus comme des esclaves a commencé à porter la parole du mouvement social grec sur tous les continents, suivi, deux ans plus tard, par le film Je lutte donc je suis.
L’amour et la révolution est son troisième long-métrage.

SEULE PROJECTION DANS LA RÉGION LYONNAISE

La tournée actuelle est une réussite sans précédent pour le réalisateur.
Dépêchez-vous de réserver pour être sûr-e d'avoir une place : https://www.cinema-comoedia.com/reserver/F249327/

Séance au tarif habituel.

Organisation : Comité de solidarité avec le peuple grec (CSPG), ATTAC 69, Amis du Monde
diplomatique, On Vaulx mieux que ça (OVMQC), Éclaireuses Éclaireurs de France groupe Jean Bart.
Soutiens : Ensemble, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti de gauche.

 
Ne nous laissons pas priver de la liberté de manifester ! Rassemblement jeudi 22 février PDF Imprimer Email
Dimanche, 18 Février 2018 14:51

Appel du Collectif du 21 octobre 2010, composé de Syndicats (FSU, SAF, UD – CGT69, Solidaires69, UNEF, UNL), associations (ATTAC, FCPE, LDH, MRAP 69, Planning Familial 69, SOS Racisme Rhône), organisations politiques (les Alternatifs, COVRA, Gauche alter Lyon, Gauche Unitaire, NPA69, PCF69, PG69) :
"Le collectif du 21 octobre a porté plainte contre la garde à vue à ciel ouvert sur la place Bellecour pendant le mouvement social contre la réforme des retraites de 2010.
L’instruction a prononcé un non-lieu. Le Collectif  a fait appel à cette décision de non-lieu et pendant que la chambre examine notre demande, nous vous appelons nombreux à venir nous rejoindre. Depuis 2010, la répression ne fait que progresser contre les militants qui revendiquent le développement social, la justice sociale, le partage des richesses, la solidarité avec les réfugiés, la lutte contre le racisme.
Petit à petit, ce sont nos libertés qui sont grignotées. Tous Ensemble, ne laissons pas faire.
Rassemblement jeudi 22 février à partir de 10h, devant le Palais de Justice, quai Romain Rolland, à Lyon 5ème, métro Vieux Lyon

La bataille unitaire, à travers le collectif, a permis que cette affaire ne soit toujours pas classée et pour nous, c’est déjà une victoire, une victoire à consolider le 22 février, en obtenant l'appel du non-lieu.
Rappel : le 21 octobre 2010 : que s’est-il passé ? En pleine mobilisation sur les retraites, des centaines de manifestantEs, empêchéEs de manifester, ont été séquestréEs, humiliéEs et contrôléEs au faciès pendant des heures par des forces de police en nombre disproportionné. En bref, une garde à vue de 700 personnes pendant plus de 7 heures sans justification dans des conditions choquantes. Rappelons qu’ une personne en garde à vue, a le droit de voir immédiatement un avocat, un médecin, d’aller aux WC et de savoir ce qu’on lui reproche !
Face à cette situation choquante, dès le lendemain, individus et organisations se sont réunies pour dénoncer cette violation des droits fondamentaux, ces méthodes policières, en solidarité avec les victimes de cette séquestration et de cette discrimination au faciès. Le collectif du 21 octobre était né, composé de 40 organisations politiques, associatives et syndicales ainsi que des personnes individuelles.

Plainte collective : où en sommes-nous en 2018 ?  Le collectif (16 plaignantEs individuelLEs et 19 organisations2),...

Lire la suite...
 
Récit : Jean-François Mortel raconte « La belle histoire » PDF Imprimer Email
Mercredi, 27 Décembre 2017 15:44
Le livre « La belle histoire », qui se déroule à Bourg en Bresse, est en vente auprès des militantEs (10 €)

« Ce récit est l’histoire de l’auteur et de celle de bien d’autres personnages, où engagement militant et activité professionnelle sont mêlés.
La première partie de l’action se déroule au sein d’une institution relevant du secteur médico-social, régie par le code de l’Action Sociale et des Familles. Le « FAR » (Foyer d’Accueil et de Réinsertion) était un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (C.H.R.S.) établissement en charge de l’accueil, de personnes à la rue, sans emploi, sortant de l’hôpital ou de prison, etc. Ces établissements sont sous la tutelle financière de l’État, représenté par la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale devenue la Direction Départementale de la Cohésion Sociale en 2008. L’État finançait l’entièreté du budget du « FAR ». Seule une participation financière modeste des personnes accueillies complétait l’enveloppe allouée.

Mais le FAR, c’était avant tout l’autogestion. Lors de l’ouverture, en cette fin d’été 1976, la parenthèse enchantée des années 70, où tout semblait possible, se referme. Mais presque personne ne s’en rend compte. Et surtout pas ceux qui, à l’image du responsable d’alors, ont trempé dans toutes les luttes (on dirait aujourd’hui les “mouvements sociaux”) qui ont émaillé la décennie : Malville, le Larzac, le droit à l’avortement et la contraception, la solidarité avec le Chili, et bien sûr LIP avec le lumineux slogan inventé par ses salariés en grève : « on produit, on vend, on se paye ». Les “pionniers” du FAR sont largement influencés par ces expériences que les grincheux de toute sorte appelleront bientôt, avec un soupçon de mépris, soixante huitarde.
Ils pensent “autogestion” comme d’autres pensent “plan de carrière”.
Lors de l’ouverture, le Conseil d’Administration bienpensant nomme imprudemment un Directeur pour diriger les salariés du FAR.
Mais ce dernier n’en a pas l’intention. Il préfère le débat et la décision collective à l’exercice d’un pouvoir solitaire et hiérarchique. C’est un “partageux” qui, comme il le dit, “fricote avec l’extrême gauche”. Il rejoindra la Ligue Communiste Révolutionnaire au début des années 80...

Lire la suite...
 
Communiqué du NPA Savoie sur une agression fasciste à Chambéry PDF Imprimer Email
Dimanche, 22 Octobre 2017 12:49

Vendredi 20 octobre, nos camarades de la Fédération Anarchiste organisaient leur fête de rentrée. Alors que le concert commençait dans une ambiance familiale et bon enfant, un groupe d’une quinzaine de nazillons du groupuscule néonazi Edelweiss Pays de Savoie et de Civitas sont arrivés devant le lieu du concert et ont attaqué les personnes présentes à l’entrée de la salle. Plusieurs personnes ont été blessées dont l’un de nos militants. Nous exprimons tout notre soutien aux camarades blessés et à la propriétaire de la salle, déjà menacée par ces mêmes personnes il y a quelques semaines.
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la violence de ces groupuscules en Savoie et nous réaffirmons l’indispensable nécessité de la lutte antifasciste unitaire et sans concession. No Pasaran !

+ d'infos sur http://npa-savoie.fr/

 
OSER/RESO : 10 ans ! Débats, repas, concert… Samedi 23 septembre à Bourg PDF Imprimer Email
Samedi, 23 Septembre 2017 12:47

La courte histoire de RESO, crée en 2007, s’écrit sur fond d’une double défaite. Celle qui, à l’issue d’une lutte homérique, a entraîné la disparition d’OSER et le licenciement de tous ses salariés. Celle, plus profonde, d’une conception du travail social mise en oeuvre trente années durant par une équipe autogérée et qui n’a pas su faire partager ses pratiques professionnelles par les autres acteurs du secteur. Sortie telle un Phénix des décombres d’OSER, RESO persiste depuis 10 ans dans sa quête d’une « gouvernance » associative multiforme et, par bien des aspects, originale.
Dans un récent ouvrage, « Le procès de la liberté », Michèle Riot-Sarcey fait revivre des idées largement oubliées depuis : minoritaires et utopiques,incomprises à leur époque, elles ont maltraitées par l’histoire devenue canonique. Leur actualité s’impose pourtant aujourd’hui, à l’heure où l’idée de liberté individuelle a été dissociée de la liberté collective et réduite au libéralisme et à l’individualisme.
Débats croisés avec l’auteure et des militantEs de RESO autour d’expériences passées, actuelles et à venir…

 
Expulsion des roumains qui avaient installé un bidonville à côté du Transbordeur PDF Imprimer Email
Jeudi, 14 Septembre 2017 10:25

Témoignage d’Henri, membre de l’association CLASSES (Collectif Lyonnais pour l’Accès à la Scolarisation et le Soutien aux Enfants des Squats) : « Au deuxième trimestre 2017, des familles avaient trouvé un lieu de (sur)vie, entouré de voies de circulation. Pendant l’été des familles ont rejoint ce lieu. Entre 200 et 300 personnes y survivaient. La scolarisation se mettait en place…
Ce lieu de vie, hier rempli de voix, de rires et de jeux des enfants… est ce 13 septembre 2017 devenu silencieux et lugubre, mais sous bonne garde avec chiens : Les familles ont dû abandonner ce qu’elles avaient trouvé et installé avec goût. On ne leur a pas laissé le temps de prendre leurs affaires. D’autres étaient sans doute déjà parties pour la journée en laissant un intérieur impeccable. Jeter à la rue des familles, mettre à la benne leurs biens, c’est indigne de la France. Une fois de plus, tous les moyens pour vivre, literie, ustensiles de cuisine… seront mis à la benne d’ici peu. Et il faudra appeler le Samu social pour rapporter des couvertures, des vivres… à ces personnes.
La préfecture va annoncer que des familles ont été relogées, mais elle se gardera bien de dire qu’elle en a jetées encore plus à la rue. Des enfants avaient repris l’école, d’autres, plus d’une dizaine, inscrits la semaine dernière, devaient commencer l’école ces jours-ci…  Certes, les conditions de vie dans ce lieu n’étaient pas acceptables, mais se retrouver sans rien à la rue est pire et inhumain. Notre argent est dépensé pour expulser et empêcher les personnes de revenir sur ce lieu. Ne serait-il pas plus intelligent de l’utiliser pour aider ces personnes à accéder à une vie normale comme elles le souhaitent et finissent par y arriver ? Voir www.trajectoires-asso.fr/_admin/uploads/file/TRAJECTOIRES_Du-bidonville-a-la-ville.pdf
Comment les autorités qui ont la charge de la sécurité des personnes osent, en toute connaissance, jeter ainsi des personnes à la rue sans rien ? Comment les autorités s’autorisent ainsi l’arrêt de la scolarisation des enfants ? C’est intolérable.
Pour rappel, l’article L345-2-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles stipule : « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence. Cet hébergement d'urgence doit lui permettre, dans des conditions d'accueil conformes à la dignité de la personne humaine, de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l'hygiène, une première évaluation médicale, psychique et sociale, réalisée au sein de la structure d'hébergement ou, par convention, par des professionnels ou des organismes extérieurs et d'être orientée vers tout professionnel ou toute structure

susceptibles de lui apporter l'aide justifiée par son état, notamment un centre d'hébergement et de réinsertion sociale, un hébergement de stabilisation, une pension de famille, un foyer, un établissement pour personnes âgées dépendantes, un lit halte soins santé ou un service hospitalier. »
Alors faites savoir votre indignation à Monsieur le Préfet qui a ordonné une telle expulsion : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.  »

De son côté, le site Rébellyon dénonce l’utilisation de snipers, postés sur le pont de l’échangeur routier par la police ! https://rebellyon.info/Expulsion-du-bidonville-du-Transbo-des-18163

 

 
Vidéo du meeting de Philippe Poutou à Lyon / Vénissieux PDF Imprimer Email
Samedi, 15 Avril 2017 11:44
Dans le cadre de la campagne pour les élections présidentielles, Philippe Poutou donnait un meeting à Vénissieux le 11 avril 2017.
Retrouvez en vidéo l'intégralité des interventions en cliquant sur l'image.

 
Projection-débat du film La Tourmente grecque II le 9 avril à 10h45 PDF Imprimer Email
Mercredi, 05 Avril 2017 16:36

Le Comité de Solidarité avec le Peuple Grec (CSPG), en partenariat avec Attac, Les Amis du Monde diplomatique, le CADTM, le CAC 69, On Vaulx mieux que ça et les Éclaireuses Éclaireurs de France Jean Bart, organisent la projection-débat du film documentaire La Tourmente grecque II, en présence du réalisateur Philippe Menut.

Cette projection-débat se tiendra le dimanche 9 avril à 10h45 au cinéma Comoedia – 13 Avenue Berthelot, 69007 Lyon (tram T2, arrêt Centre Berthelot).

Tarif : 4,90 euros pour tou-te-s

Vous pouvez réserver vos places ici : http://www.cinema-comoedia.com/film/208134/

En quoi sommes-nous concerné-e-s par la Grèce ? D’abord parce qu’elle est l’illustration la plus dramatique des politiques imposées par l’Union européenne : réduction des sa­laires et des retraites, baisse du pouvoir d’achat, explosion du taux de chômage (de 10 % en 2009 à 23 % actuellement), augmentation de la TVA et des impôts, report à 67 ans de l’âge de départ à la retraite, privatisations, baisse des dépenses pour la santé et l’éducation.

Comment en est-on arrivé là ?

Lire la suite...
 
Elections municipales à Lyon : communiqué du NPA PDF Imprimer Email
Jeudi, 13 Mars 2014 16:36
La politique de Gérard Collomb est emblématique de l'orientation du PS et de ses alliés. Elle ne fait même plus semblant de résister au capitalisme : elle en a intégralement adopté la logique. Lyon apparait, d'ailleurs, souvent, comme le laboratoire ou la réplique de ce que Hollande, Ayrault et Valls accomplissent à l'échelle nationale : destruction-privatisation des services publics, soumission au patronat et à la finance, politique anti-roms, soutien à la réforme des rythmes scolaires, mise en concurrence des territoires, etc.

En embuscade, la droite rêve de retrouver le pouvoir pour y appliquer sa politique anti-sociale et y faire triompher ses valeurs réactionnaires. L'extrême droite, elle, a le vent en poupe : elle profite des capitulations de la gauche socialiste tout autant que des connivences et des radicalisations de la droite. Les groupuscules fascistes paradent et attaquent.

Les élections municipales ont évidemment une importante valeur locale. Les projets qui y sont défendus auront de très concrètes conséquences dans la vie de chacun-e : sur le logement, les transports, l'écologie, l'eau, l'éducation, la culture, etc. Mais ces élections possèdent aussi une signification nationale, deux ans après l'accession de Hollande au pouvoir et quelques mois après l'annonce du "Pacte de responsabilité".
Pour toutes ces raisons, le NPA 69 défendait pour Lyon la perspective d'une liste d'opposition de gauche à la politique de Gérard Collomb, militante rassembleuse et ouverte, à l'image de la population, riche d'un vrai projet alternatif. brochure disponible auprès des militantEs

Une liste aussi déterminée à défendre les intérêts des salarié-es, des chômeurs/ses, de la jeunesse, les droits des femmes, des étrangers, l'écologie.. que Collomb l'est à satisfaire les intérêts du Medef. Hélas, nous n'avons pas réussi.

Le NPA 69 regrette l'isolement de Lutte Ouvrière qui a décidé, à l'échelle nationale, de mener seule cette campagne. Le NPA 69 déplore les ambiguïtés de la liste "Lyon Citoyenne et solidaire" soutenue par le Front de Gauche et le GRAM. En défendant la possibilité de participer à l'exécutif d'une municipalité dirigée par Gérard Collomb, certaines de ces composantes contribuent à créer de la confusion. Maintenir l'illusion qu'il est possible de gérer la ville avec Gérard Collomb et son équipe, c'est entériner l'idée qu'il n'y a pas, au final, d'autre issue que celle de composer avec l'austérité.

Au soir du 23 mars prochain,...

Lire la suite...
 
COMMUNIQUE DU NPA 69 SUR LE SECOND TOUR DES ELECTIONS MUNICIPALES PDF Imprimer Email
Vendredi, 28 Mars 2014 11:18

A l'image des résultats nationaux, le 1er tour sur Lyon est un désaveu certain pour le PS et Gérard Collomb : il paraît loin le temps où il était réélu dès le 1er tour. C'est qu'il incarne, à l'échelle locale, la politique social-libérale et sécuritaire du gouvernement Hollande-Ayrault. Comme eux, il privatise les services publics,  inféode sa politique aux intérêts du MEDEF, sacrifie tout enjeu écologique, met en concurrence les territoires, désigne les roms en bouc-émissaires, laisse prospérer l'extrême droite. Et il en soutient les contre-réformes destructrices comme celle de Peillon sur les rythmes scolaires. Cette "gauche", de renoncements en trahisons, produit du désespoir. Les 44% d’abstention sur Lyon sont bien le signe d'une rupture radicale entre le système politique et la population : les conditions de vie du plus grand nombre ne font que s’aggraver et, de votes en votes, rien ne change.

L'extrême-droite progresse, la droite aussi, tentant d'incarner l'opposition à Collomb. Elles parlent au nom du "peuple"… Et pourtant, il n'y a jamais rien à attendre d'elles, sinon le pire. Elles n'ont vocation qu'à servir les plus puissants et à détruire, pour cela, toutes les solidarités. Le discours anti-système de l'extrême-droite n'est qu'un leurre : elle est bel et bien partie prenante de ce système qui la fait prospérer, la met en valeur et reprend ses idées racistes, sexistes, homophobes et nationalistes.

Les politiques de droite et d'extrême droite sont toujours anti-sociales.

C'est pourquoi il est important qu'elles subissent, dimanche, lors du 2nd tour, une véritable défaite. Mais il est nécessaire, aussi, que la politique social-libérale menée par Gérard Collomb et ses alliés d'EELV soit très clairement sanctionnée. C'est pour cela qu'au-delà de nos réserves politiques vis-à-vis des démarches en présence, le NPA 69 appelle à voter, au second tour, pour les listes situées résolument à la gauche du Parti Socialiste et d'EELV : dans le 1er et le 4ème, celles soutenues par le Front de Gauche. Pour le reste des secteurs, si pas une voix ne doit aller à la droite et à l’extrême droite, nous ne formulons aucune consigne de vote.

L'urgence est de construire une riposte et une opposition de gauche aussi acharnée à défendre les intérêts des salarié-es, des chômeurs/ses, de la jeunesse, les droits des femmes, des étrangers, l'écologie.., que Collomb et Hollande le sont à satisfaire les intérêts du Medef. Le combat pour une autre société débarrassée du profit, de l'exploitation et des oppressions, au service du plus grand nombre, ne sera gagné que par nos luttes et nos mobilisations. Il faut reprendre la rue. C’est pour cela que nous donnons rendez-vous à tou-tes pour la marche nationale contre le gouvernement, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses le 12 avril prochain sur Paris : « Maintenant, ça suffit ! »

Celles et ceux qui sont en colère contre la politique d’austérité et de cadeaux aux patrons menée par le gouvernement, celles et ceux qui refusent de laisser l’extrême-droite en profiter doivent se retrouver partout dans les villes, les quartiers, les entreprises, la jeunesse pour préparer cette manifestation qui ne restera pas sans lendemain.