Collectifs du Rhône pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

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Conférence-débat sur la situation en Guinée PDF Imprimer Email
Écrit par Stéphane   
Lundi, 30 Novembre 2009 13:20

En Guinée, lundi 28 septembre, lors d'un rassemblement de l'opposition dans le plus grand stade de Conakry contre l'éventuelle candidature du chef de la junte à la présidentielle de janvier 2010, ce dernier répondait par une répression sanglante. L'armée tire sans somation sur la foule. Des femmes ont été violées, les opposants tabassés, la population lynchée. Selon les témoignages, on compte plus de 150 morts et des milliers de blessés.


Dadis Camara qui affirmait vouloir, après son coup d'Etat militaire en décembre 2008 suite à la mort du président-dictateur Lasana Conté, en finir avec la corruption, les trafics de drogues, les enrichissement illégaux et donner le pouvoir aux civils en organisant des élections auxquelles il ne se présenterait pas, semble avoir changé d'avis.


Sous la pression des pays impérialistes et face à l'atrocité des faits, les gouvernants français et parmi eux Kouchner, le poète de la diplomatie française, font aujourd’hui mine de découvrir la véritable nature de la junte au pouvoir en Guinée.

Pourtant, depuis le coup d’État qui a porté Moussa Dadis Camara et sa clique au pouvoir, les représentants de l’ancienne puissance coloniale n’ont cessé de soutenir la junte. Comme la diplomatie française avait fait preuve d'une extrême tolérance à l'égard des multiples exactions des régimes guinéens depuis plusieurs décennies et notamment lors des derniers mouvements sociaux de 2006 et 2007.

 


En réalité, l'Etat Français et les entreprises françaises qu'elle défend ont une très grande part de responsabilité dans la crise politique que traverse ce pays, comme ils sont responsables de l'extrême misère dans laquelle se trouve une très grande partie de la population Guinéenne.  En effet, depuis l'indépendance de la Guinée et malgré le conflit entre Sekou Touré et de Gaulle, la France entretient des relations diplomatiques et économiques avec les dictateurs Guinéens, de ce dernier jusqu'à Camara, en passant par Lasana Conté. Les différents gouvernements français ont constamment protégé les profits des trusts français présents dans ce pays, en soutenant politiquement et militairement ces trois dictateurs et leur armée (depuis 2007 il existe une coopération militaire française de 2 millions d'euros par an). Aujourd'hui, au total, on ne compte pas moins de soixante-dix groupes français qui participent au pillage des richesses du pays (entre autres, Total, BNP Paribas, Société Générale, AXA, Accor, Vinci, Sogea, Adp, Alcatel, Orange, Technip, groupe Bolloré). Voilà ce qui explique que la France ait été le premier pays occidental à reconnaître la nouvelle junte au pouvoir. De plus, les intérêts économiques en jeu sont tellement importants qu'un projet de loi concernant exclusivement les rapports entre la France et la République de Guinée est en cours de discussion au Parlement. En plus de garder sa place privilégiée de client (2ème) et de fournisseur (3ème) de la Guinée, ce que vise avant tout la France, ce sont, comme l'écrit le rapporteur, « les ressources naturelles exceptionnelles » de la Guinée, notamment « dans le secteur minier », avec l'exploitation d'importants gisements de bauxite.

 


En somme, l'impérialisme français et la « Françafrique décomplexée » de Nicolas Sarkozy, qui redouble d'énergie pour défendre le « pré carré » français en Afrique ou les positions économiques acquises (Gabon, Congo, Tchad...) ainsi que celles à conquérir (Libye, RD Congo, Agola, Afrique du Sud...), ont placé la Guinée parmi les territoires de prospection pour les entreprises françaises.


Par conséquent, l’impérialisme français a une grande part de responsabilité dans la situation en Guinée, et plus récemment dans la sanglante répression des opposants au régime militaire.


Départ de la junte !
Dissolution du CNDD !
Organisation d’élection démocratique !
Etats impérialistes hors de Guinée, hors d’Afrique !

En Guinée, lundi 28 septembre, lors d'un rassemblement de l'opposition dans le plus grand stade de Conakry contre l'éventuelle candidature du chef de la junte à la présidentielle de janvier 2010, ce dernier répondait par une répression sanglante. L'armée tire sans somation sur la foule. Des femmes ont été violées, les opposants tabassés, la population lynchée. Selon les témoignages, on compte plus de 150 morts et des milliers de blessés.

Dadis Camara qui affirmait vouloir, après son coup d'Etat militaire en décembre 2008 suite à la mort du président-dictateur Lasana Conté, en finir avec la corruption, les trafics de drogues, les enrichissement illégaux et donner le pouvoir aux civils en organisant des élections auxquelles il ne se présenterait pas, semble avoir changé d'avis.

Sous la pression des pays impérialistes et face à l'atrocité des faits, les gouvernants français et parmi eux Kouchner, le poète de la diplomatie française, font aujourd’hui mine de découvrir la véritable nature de la junte au pouvoir en Guinée.

Pourtant, depuis le coup d’État qui a porté Moussa Dadis Camara et sa clique au pouvoir, les représentants de l’ancienne puissance coloniale n’ont cessé de soutenir la junte. Comme la diplomatie française avait fait preuve d'une extrême tolérance à l'égard des multiples exactions des régimes guinéens depuis plusieurs décennies et notamment lors des derniers mouvements sociaux de 2006 et 2007.

En réalité, l'Etat Français et les entreprises françaises qu'elle défend ont une très grande part de responsabilité dans la crise politique que traverse ce pays, comme ils sont responsables de l'extrême misère dans laquelle se trouve une très grande partie de la population Guinéenne.  En effet, depuis l'indépendance de la Guinée et malgré le conflit entre Sekou Touré et de Gaulle, la France entretient des relations diplomatiques et économiques avec les dictateurs Guinéens, de ce dernier jusqu'à Camara, en passant par Lasana Conté. Les différents gouvernements français ont constamment protégé les profits des trusts français présents dans ce pays, en soutenant politiquement et militairement ces trois dictateurs et leur armée (depuis 2007 il existe une coopération militaire française de 2 millions d'euros par an). Aujourd'hui, au total, on ne compte pas moins de soixante-dix groupes français qui participent au pillage des richesses du pays (entre autres, Total, BNP Paribas, Société Générale, AXA, Accor, Vinci, Sogea, Adp, Alcatel, Orange, Technip, groupe Bolloré). Voilà ce qui explique que la France ait été le premier pays occidental à reconnaître la nouvelle junte au pouvoir. De plus, les intérêts économiques en jeu sont tellement importants qu'un projet de loi concernant exclusivement les rapports entre la France et la République de Guinée est en cours de discussion au Parlement. En plus de garder sa place privilégiée de client (2ème) et de fournisseur (3ème) de la Guinée, ce que vise avant tout la France, ce sont, comme l'écrit le rapporteur, « les ressources naturelles exceptionnelles » de la Guinée, notamment « dans le secteur minier », avec l'exploitation d'importants gisements de bauxite.

En somme, l'impérialisme français et la « Françafrique décomplexée » de Nicolas Sarkozy, qui redouble d'énergie pour défendre le « pré carré » français en Afrique ou les positions économiques acquises (Gabon, Congo, Tchad...) ainsi que celles à conquérir (Libye, RD Congo, Agola, Afrique du Sud...), ont placé la Guinée parmi les territoires de prospection pour les entreprises françaises.

Par conséquent, l’impérialisme français a une grande part de responsabilité dans la situation en Guinée, et plus récemment dans la sanglante répression des opposants au régime militaire.

  • Départ de la junte !

  • Dissolution du CNDD !

  • Organisation d’élection démocratique !

  • Etats impérialistes hors de Guinée, hors d’Afrique !

Mis à jour le Vendredi, 11 Décembre 2009 06:39