Collectifs du Rhône pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

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Manif de soutien à la résistance kurde d’Afrin samedi 10 févier à 15 h 30 à Bellecour PDF Imprimer Email
Internationalisme
Vendredi, 09 Février 2018 23:13

à l'appel de la Coordination Lyonnaise Solidarité Kurdistan (Association culturelle Mésopotamie, Association de solidarité France
Kurdistan, Amitiés kurdes de Lyon, PCF, Ensemble, NPA, Jeunesses communistes du Rhône, Parti de gauche)

Erdogan a lancé une offensive contre le canton d'Afrin, au nord de la Syrie. Ce petit territoire, frontalier avec la Turquie, l'un des trois cantons de la Fédération démocratique du nord de la Syrie (Rojava), peuplé en majorité de Kurdes, abrite des centaines de milliers de réfugiéEs : des Yezidis qui avaient fui les massacres de l'EI en 2014, de nombreux SyrienEs de la région d'Idlib, tombée sous le joug des brigades djihadistes de Tahrir al-Cham et soumise aux attaques et bombardements permanents du régime syrien et de ses alliés russes et iraniens.
Entre les dictateurs Erdogan et Assad, c’est donnant-donnant: feu vert de Assad à Erdogan pour s’emparer d’Afrin et noyer dans le sang la révolution du Rojava, leur ennemi stratégique commun ; feu vert d’Erdogan à Assad pour s’emparer d’Idlib, y détruire tout ce qui reste de l’opposition démocratique syrienne, et poursuivre ses raids criminels contre la Ghouta.

Les combattantEs YPG/ YPJ et les FDS se retrouvent donc seuls pour empêcher un massacre programmé, comme à Kobanê en 2014. Le but d'Erdogan est d'empêcher la jonction du canton d'Afrin avec les deux autres cantons du Rojava, mais aussi d'établir une occupation turque dans la région, aidé par ses alliés djihadistes de l'opposition syrienne. Car Erdogan ne s'arrêtera pas là : il a annoncé qu’il poursuivrait son offensive contre Manbij, libérée de Daesh par les FDS en mai 2016.
Le gouvernement français appelle Erdogan à la « modération » et a demandé une réunion du conseil de sécurité de l'ONU. Quelle crédibilité a-t-il quand il vient de recevoir avec les honneurs le président turc, qui clamait haut et fort ses intentions ?
Comme pendant la bataille de Kobanê, seule la solidarité et la mobilisation internationales pourront faire changer le rapport de forces. Nous exigeons, en outre, des sanctions immédiates, politiques et économiques, contre le dictateur turc et son gouvernement, jusqu'à l'arrêt de leur agression, comme nous exigeons l'arrêt de l'offensive du dictateur syrien contre Idlib.